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Compte rendu du dîner au Sénat du 9 février 2009 avec Olivier PASTRE , Economiste, Membre du Cercle des Economistes sur le thème "Comment sortir de la crise financière mondiale"
Compte rendu du dîner au Sénat du 15 septembre avec Jean-Dominique GIULIANI, Président de la Fondation Robert Schuman, autour de son dernier ouvrage "Un européen très pressé"
Dîner au Sénat le lundi 11 février 2008 à 20h00 15 ter, rue de Vaugirard - 75006 PARIS avec Gérard LARCHER, Ancien Ministre, Sénateur-Maire de Rambouillet , sur le thème "Le dialogue social, leurre ou réalité ?"
Compte rendu du Dîner au Sénat du 28 juin 2007 avec Jean JACQUINOT, Conseiller scientifique auprès du Haut Commissaire à l’Energie Atomique,sur le thème « La fusion et Iter, une coopération internationale sans précédent »
Compte rendu du Dîner au Sénat du 19 mars 2007 avec Christian SAINT ETIENNE, Membre du Conseil d’Analyse Economique du Premier Ministre ; Président de l’Institut France Stratégie, Professeur à l’Université de Paris Dauphine et de Tours sur le thème : "L’Etat efficace"
Compte rendu du Dîner au Sénat du 22 janvier 2007 avec Christian STOFFAES, Président du Centre d’Etudes Prospectives et d’Informations Internationales
Compte rendu du Dîner au Sénat du 27 novembre avec Michel PEBEREAU, Président de BNP Paribas
Compte rendu du diner au Sénat du 28 novembre avec Gérard Larcher
Compte rendu du Dîner au Sénat du 12 septembre 2005 avec François HEISBOURG
La loi d’orientation pour l’avenir de l’Ecole
La nouvelle loi sur le divorce
"la puissance de la liberté : le nouveau défi américain "
Compte rendu du dîner au Sénat du 12 juin "Diasporas et Nations"
avec Dominique SCHNAPPER, Directeur d’Etudes au Centre de recherches historiques de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Membre du Conseil Constitutionnel depuis 2001 et Chantal BORDES BENAYOUN, Directeur de Recherche au CNRS, chargée d’enseignement de sociologie à l’Université de Toulouse II.

Le point de départ du livre, expliquent les deux auteurs, a été la nécessité de clarifier la notion de « diaspora », terme aujourd’hui utilisé de façon parfois abusive pour désigner des minorités (par exemple, aux Etats-Unis, les études sur la « diaspora »homosexuelle). D’autre part, comme le « fait diasporique » est une question permanente posée à la Nation, il ne peut être étudié que dans ses rapports avec elle, c’est donc ce lien, diaspora - nation, qui structure le livre.

Il existe aujourd’hui une véritable « mode des diasporas ». Tous les peuples dispersés s’en réclament plus ou moins, au sein des nations d’accueil dont parfois ils contestent les valeurs au nom d’un relativisme culturel censé symboliser le dépassement des frontières alors que, structuré en revendication politique, il risque au contraire de mener au communautarisme, c’est-à-dire à la création de nouvelles frontières à l’intérieur de l’espace national.

Dans le même temps, on constate la permanence et la force du fait national, les membres des diasporas se mettant à ressembler aux habitants des pays où ils vivent plus qu’ils ne se ressemblent entre eux. C’est en tout cas ce que l’on observe s’agissant des diasporas « classiques » (juive, arménienne et dans une certaine mesure chinoise) peut-être moins s’agissant des migrations post-coloniales d’autant que le pays d’accueil, aujourd’hui, se pose énormément de questions et croit moins en lui-même et en ses valeurs.

Dans les sociétés démocratiques, un équilibre semble néanmoins possible entre la participation à la Nation et une certaine fidélité aux origines mais, ainsi que l’observe Jacques Toubon qui ouvre le débat, ce « bon usage des diasporas »n’est pas évident : la présence de diasporas peut-être un facteur de mobilité et donc constituer un élément positif ou au contraire marquer de façon négative le pays d’accueil par les représentations de sociétés archaïques qu’elle y introduit.

Le débat qui suit se développe autour de ce même thème et, à travers la diversité des questions posées, manifeste toujours l’inquiétude des participants, et parfois leur révolte, devant l’effacement des Nations démocratiques face à des « diasporas » qui, de plus en plus ouvertement, en contestent les valeurs, même si cette contestation est encore, aujourd’hui, minoritaire.

Ghislaine KALMAN

Membre du Club 89


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