Sa démonstration, étayée notamment sur une connaissance très précise du terrorisme international, des groupes et mouvements qui le constituent, des états-voyous qui le suscitent et le soutiennent, aboutit à la conclusion qu’il existe bel et bien un « axe du Mal » engagé dans un combat planétaire contre la liberté et la civilisation.
Et qu’aujourd’hui, face à cet axe du mal, la puissance de la liberté s’incarne dans la puissance des Etats-Unis d’Amérique.
A ses yeux, le relativisme des valeurs, si répandu dans les universités et les médias occidentaux, est à l’origine du refus « munichois » des peuples d’Europe et de certains de leurs dirigeants de s’engager au côté de l’Amérique, dans le combat pour la liberté (notamment lors de l’intervention en Irak).
L’anti-américanisme sous toutes ses formes (nationaliste, alter-mondialiste, pacifiste...) qu’il est de bon ton d’afficher aujourd’hui présente l’Amérique, comme un empire dont la domination est un danger pour la liberté dans le monde, alors que cette puissance - non impérialiste - en est au contraire, le meilleur atout.
Lors du débat qui a suivi, des désaccords se sont exprimés sur certains points et d’abord, bien entendu, sur l’interprétation de la position française lors de l’intervention en Irak. Il est apparu néanmoins, à travers certaines questions posées, que les nouveaux périls qui menacent aujourd’hui les démocraties constituent pour beaucoup une réelle préoccupation.
Quoiqu’il en soit, ce type d’exposé « hors des sentiers battus » nourrit, par les éléments qu’il apporte et les réactions qu’il suscite, un débat central dans la vie politique d’aujourd’hui.
Ghislaine KALMAN
Membre du Club 89
|