I - Il y a d’abord ce que nous savons remarquablement exporter :
d’abord nos capitaux : ceux de nos entreprises, comme ceux de nos particuliers, comme si nous en avions trop. Nous sommes les champions du monde grâce à une fiscalité excessive et déraisonnable qui fait fuir l’argent (et nous prive des impôts qui en découlent).
Ensuite nos meilleurs talents et nos ressources humaines parmi les plus compétentes. Bien sûr, il est bon qu’elles s’expatrient...mais pour de bonnes raisons. Aujourd’hui la plupart de ceux qui partent le font pour de...mauvaises raisons (fiscalité encore et toujours, moyens accordés à la recherche...).
II - Il y a ensuite ce que nous savons merveilleusement importer :
Les fonds de pensions ou d’investissements étrangers qui s’intéressent de près à nos PME performantes (brevets ou patrimoine foncier par exemple). Elles les achètent puis souvent délocalisent en Europe ou ailleurs. Elles créent ainsi du chômage où il n’y en avait pas, sans compter les ressources fiscales qui disparaissent. C’est pourquoi il faudrait une « traçabilité » de ces investissements étrangers, comme elle existe en matière sanitaire par exemple.
Quant aux ressources humaines que nous importons, nolens volens, elles sont rarement diplômées d’Oxford, de Stanford ou d’Harvard... On sait très bien pourquoi les étrangers désirent venir en France. D’où la nécessité d’une immigration choisie, comme la font la plupart des pays développés.
Ces hémorragies ne sont pas exhaustives. Mais si on parvenait à les stopper, ou du moins les ralentir, notre économie et notre corps social reprendraient progressivement leur vigueur perdue. Et c’est sur les résultats de ces actions que se construira le succès ou l’échec du nouveau gouvernement et du nouveau Président.
Christian VULLIEZ
Membre du Comité Directeur
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