Recherche
Lettre d’information :
Inscrivez-vous à notre lettre d’information :
Mardi du Club le 30 juin 2009 à 19 heures avec Jean Léonetti, Député-Maire d’Antibes, sur les Etats Généraux de la bioéthique
Compte rendu du jeudi du Club du 16 octobre 2008 avec François BAROIN, Ancien Ministre, Député de l’Aube, Maire de Troyes, sur le thème : "Faut-il faire évoluer la laïcité" ?
Compte rendu du jeudi du Club du 8 novembre 2007 sur "Le Grenelle de l’environnement", par Christian JACOB, Ancien Ministre, Député de Seine et Marne.
Compte rendu du jeudi du Club du 8 mars 2007 avec Jean Robert PITTE, Président de l’Université PARIS IV Sorbonne ; sur le thème : "Il faut réformer l’enseignement supérieur français"
Compte rendu du Jeudi du Club du 9 novembre 2006 avec Valérie PECRESSE , député des Yvelines, Porte Parole de l’UMP
Compte rendu du Jeudi du Club du 5 octobre 2006 avec Philippe CUQ, Président de l’Union des Chirurgiens de France
Compte rendu du Mardi du Club du 28 février 2006 avec Alain Gérard SLAMA
Les 35 heures et la compétitivité de la France
La nouvelle politique d’intégration
L’avenir du système français de protection sociale et sanitaire
Compte rendu du jeudi du Club du 24 mai 2007 avec Franz Olivier GIESBERT, Directeur du Point, sur le thème "Elections et Médias"

Les médias ont-ils de l’influence ? Personnellement, Franz-Olivier Gisbert ne le croit pas.

Le papier semble relativement durable, mais le journaliste est dans l’éphémère. C’est encore plus vrai pour les images. Ephémère et angoisse vont souvent de pair car les journalistes ont l’impression de ne rien laisser derrière eux.


Ils cherchent à se rassurer et certains le font par la recherche d’honneurs officiels. F. Mitterrand a su admirablement utiliser à son profit la vanité des journalistes. Il disait que l’homme politique qui fait des erreurs peut être battu, le journaliste qui fait des erreurs ne risque rien.

C’est probablement pour cela que les journalistes n’ont pas d’influence. Bush avait toute la presse contre lui, pour les deux élections, surtout la seconde. Or il a été réélu par un raz de marée. A l’inverse Berlusconi qui pourtant contrôle la télévision...

Et la France ? Balladur en 1995 avait toute la presse avec lui. TF1, c’est connu, mais « Le Monde » aussi. Libération de même. Jospin en 2002 avait aussi la presse avec lui. Et Sarkozy ? Il trainait des « sortants », n’était pas un homme neuf, et surtout il était le favori depuis longtemps. L’histoire est un riche cimetière de favoris. Pourtant il a eu la presse pour lui au début parce qu’il était nouveau et intéressait ; bref, il faisait vendre. A l’approche de l’élection, il a retrouvé son statut de favori maltraité par la presse. Après le débat crucial, les journalistes donnaient Ségolène Royal « gagnante », ce qui n’était pas du tout l’opinion du public. Ceci est assez particulier à la France où la presse nationale n’est qu’à Paris. C’est très différent aux Etats-Unis, en Allemagne, ou en Italie. La presse a beaucoup aimé Bayrou, qui, lui aussi faisait vendre. Presque immédiatement après la presse est devenue « royaliste ».

Il ne faut pas croire au mythe de la presse « tenue ». Les journalistes veulent avant tout vendre leurs journaux. Donc la presse était anti-Sarkozy, et cela lui a permis d’adopter une position de victime.

Le débat qui suit est centré sur le fait que la presse, et notamment la télévision est très nettement tendancieuse. Le « politiquement correct » est notoirement une création des médias. La télévision, si elle n’influence pas directement les votes, provoque des comportements impulsifs (J. Toubon). De plus, les idées de gauche sont systématiquement valorisées (M. Ferrier). Enfin, tout ce qui touche à l’entreprise fait l’objet de présentations systématiquement négatives : licenciements, pollution. Dernier « dossier » : au moment du référendum sur la Constitution européenne, la presse n’a présenté que des personnes défavorables, et de fait le non l’a emporté.

La réponse de Franz-Olivier Giesbert est que l’influence est plus superficielle et temporaire que profonde et durable, malgré sans doute la volonté de certains journalistes partisans. Pour certains sujets, comme le référendum et le CPE, l’influence de la presse tient surtout à la très grave carence des politiciens qui ont fait un travail très médiocre.

Pierre DUSSOL Membre du Comité Directeur


Envoyer à un ami    Imprimer la page    Haut de page
Club 89 © 2005 | Mention légales | Plan du site | Crédits | Contact |